Numéro 70 Mars 2010 Rechercher sur le site S'abonner à la newsletter Cliquez ici |
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Ces dernières semaines, le théâtre a perdu deux de ses plus immenses représentants: comédiens d’exception, Pierre Vaneck et Georges Wilson étaient, depuis plus de cinquante ans, des figures monumentales de la création théâtrale française. Des scènes parisiennes aux plus belles heures du festival d’Avignon, ils ont participé aux plus grandes aventures scéniques du XXe siècle en défendant l’art dramatique partout où brûlait la flamme du théâtre. Si leur disparition plonge le monde du théâtre dans une profonde tristesse, il n’est pas interdit de croire que leur héritage persistera encore longtemps. Dominique Blanc, qui parcourt la France et le monde avec La Douleur de Marguerite Duras, exporte aux quatre coins du globe ce que le théâtre français fait de meilleur. Fellag, lui, fait le chemin inverse en trouvant, auprès du public parisien, un écho enthousiaste à ses chroniques d’une Algérie joyeusement anarchique. Parallèlement, Gildas Bourdet, qui a toujours cherché à abolir les frontières entre théâtre subventionné et théâtre privé, poursuit son parcours exemplaire avec deux courtes pièces explosives de Feydeau. Tous ne partagent pas la même conception du théâtre, mais tous suivent le chemin incertain de la création: celui par lequel la flamme du théâtre continuera à nous réchauffer. La rédaction
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